Journal Atelier
Pourquoi je note avant d'écrire
Pendant des années, j'ai cru qu'il fallait un plan pour commencer. Il fallait d'abord de la matière.

Je commence presque toujours par une page qui ne ressemble à rien : des phrases à moitié finies, des mots isolés, une question posée trois fois de trois façons. Longtemps, j'ai pensé que c'était du désordre. C'est devenu ma méthode.
Une page pour se tromper
Quand je note, je ne cherche pas à bien dire. Je cherche à ne rien perdre. Une idée mal formulée reste une idée ; une idée oubliée n'existe plus. Écrire vient ensuite, et se résume souvent à choisir, parmi tout ce que j'ai noté, ce qui mérite de rester.
« Noter, c'est garder la porte ouverte. Écrire, c'est choisir par où l'on passe. »
Trois habitudes m'aident, sans que j'aie jamais réussi à les tenir toutes les trois en même temps :
- un carnet papier, toujours du même format, que je remplis dans l'ordre ;
- une relecture le dimanche, sans stylo, juste pour voir ce qui revient ;
- une seule question par page, écrite en haut.
Ce que cela change
Mes textes sont plus courts, et je les termine plus souvent. Surtout, je n'ai plus peur de la page blanche : elle n'est jamais blanche très longtemps, puisque je ne lui demande rien d'autre que d'accueillir.

Si vous voulez essayer, commencez petit : dix minutes, une page, une question. Le reste viendra, ou ne viendra pas, et ce sera très bien.